Visite des 4e à I.O.T: du poisson à la boîte!

Le mercredi 21 juin, nous sommes allés grâce à l’Alliance Française des Seychelles visiter l’usine de thon d’IOT. Cette usine appartient à l’Etat Seychellois et au groupe Thai Union, firme transnationale d’origine thaïlandaise spécialisée dans le thon et les produits de la mer et qui fabrique une grande partie des boites de thon des marques Petit Navire, Mareblu, John West ainsi que les marques destinés au marché seychellois.

Nous sommes arrivés devant IOT, l’odeur de poisson nous indiquait que nous ne nous étions pas trompés d’adresse !

Nous sommes entrés par des portes de sécurité puis nous avons du nous plier à quelques formalités. Nous avons été accueillis par le personnel de l’entreprise, et un des managers nous a fait un debriefing très complet à propos de la sécurité. Nous avons du ensuite nous revêtir d’un uniforme de sécurité pour être bien visibles et ne pas risquer de contaminer les boites de thon ! L’équipement était composé d’une blouse blanche, un gilet de sécurité jaune, des boules quies, une charlotte pour couvrir les cheveux. Nous avions des audioguides pour pouvoir entendre la guide malgré le bruit de l’usine !

Claire, notre guide nous a fait visiter l’usine depuis l’arrivée du thonier sur le quai jusqu’à l’envoi des conteneurs de boites de thon. Sur le quai, nous avons vu le déchargement des différentes espèces de thon avec le ballet des forklift (manitous) qui transportent des énormes boites de poissons, principalement des Albacores (Yellow fin) et des Listao (Skip Jack). IOT achète le poisson aux différents bateaux qui le stockent surgelés à -15°C dans leurs cales. Jusqu’à ce que le thon arrive sur la ligne de production il doit être stocké à une température qui ne dépasse jamais -9°C.  Avant d’entrer dans l’usine, nous avons du nous laver soigneusement les mains pour des questions d’hygiène.

Nous sommes passés devant le coldstore où le poisson est conservé à -15° puis nous sommes passés par la partie décongélation où on douche les poissons avec de l’eau tiède.

Ensuite il y a deux types de préparation de thon : le précuit (pre-cook) et le cru (raw) selon le marché de destination : les français aiment le thon cru alors que les Anglais le préfèrent précuit.

On est partis vers les lignes de production où les poissons sont triés par taille pour les mettre dans un des 6 fours. Après cela, nous sommes partis vers les lignes de « fish cleaning » où plus de 1000 employés sur 12 lignes nettoient le thon de sa peau et des arrêtes. Puis nous avons vu les lignes de découpes du thon cru où d’énormes Albacores de plus d’1m50 sont découpés par des travailleurs très costauds.

Les restes du thon non utilisés sont ensuite brulés pour en faire de la farine de poisson.

Le thon est mis en boite automatiquement par des machines mais il est sujet à de nombreux contrôles tout au long du processus. Les boites sont ensuite fermées et placées dans des grosses étuves pour la stérilisation du tout. Elles sont ensuite refroidies et scellées hermétiquement.

Après la mise en boite, arrive l’empaquetage. Les boites reçoivent leurs étiquettes selon la marque et le pays de destination : Petit navire pour la France et la Belgique, John West pour le Royaume Uni, et MareBlu pour l’Italie. Ces paquets sont ensuite mis directement dans les conteneurs, qui attendent sur le quai le prochain porte conteneur à destination de l’Europe. Par semaine, 20 conteneurs sont remplis et partent agrémenter les rayons des supermarchés européens.

 

Nous avons été impressionnés par le nombre de boites produites par jour (jusqu’à 2 millions par jour !!!) et aussi par le nombre d’employés qui y travaillent. Merci à l’Alliance française et à IOT de nous avoir permis de visiter l’usine!

 

Les élèves de 4e